Groix_127_001La beauté d'un ciel de montagne, la beauté de falaises tombant dans la mer comme celle d'une mélodie surgie de l'autoradio, la beauté d'un tableau comme la beauté d'un homme d'une femme, d'une église ou même d'un objet, la beauté, les beautés, toutes les beautés: ce qui nous intéresse ici n'est pas ce qui fait que c'est beau, mais ce que la beauté nous fait...

Ce que la beauté nous fait peut nous aider à vivre...

...J'avais alors revu tout ce que nous avions aimé ensemble, toutes ces chansons, ces paysages ou attitudes dont la beauté nous avait marqués, et il m'avait semblé qu'il y avait dans cette beauté quelque chose qui, sans être nécessairement plus fort que la mort, permettait de lui tenir tête un petit peu...

Partout la beauté aidait, réveillait, délivrait,inquiétait, mais d'une manière intéressante, apaisait, mais d'une manière dynamisante; partout la beauté rendait la vie plus intense, plus ouverte, plus pleine. Partout la beauté guérissait, ou du moins semblait promettre une guérison, un salut, une "sortie": une échappatoire au malaise ou à la souffrance, au réalisme ou au rationalisme étriqués, à l'ironie amère ou au défaut d'estime de soi.

La beauté? Il faudrait plutôt dire: l'émotion esthétique. Ce plaisir étrange, ni simplement sensuel, ni vraiment intellectuel non plus, cette satisfaction gratuite, désintéressée, cette évidence qui soudain vous apaise lorsque  v9782221114087ous vous dites:"c'est beau"

Charles Pépin,Extraits de "Quand la beauté nous sauve".

 

Bien sûr l'auteur n'en reste pas à ce simple constat. Il nous invite à entrevoir l'harmonie, à vivre du sens, à sublimer notre libido et à accueillir le mystère.

François Cheng d'une autre manière nous invite à ses méditations sur la beauté. A lire ou à écouter comme de la poésie.

A 18 ans j'avais un professeur de philosophie qui appréciait ma prose et m'avait mis 18 sur 20 à ma dissertation sur ce sujet, mais au bac le sujet bien différent demandait de la méthode et du rationalisme, je ne m'en suis pas si bien sortie!